Le traitement du bois et ses spécificités

Les différentes classes de traitement

CLASSE 1
Bois toujours en intérieur sec.

CLASSE 2
Bois en intérieur ou à l’abri des intempéries.
Humidification très ponctuelle.

CLASSE 3.1
Bois extérieur sans contact avec le sol et sans piège à eau, humidification fréquente sur des périodes courtes (quelques jours), ex. bardage. Séchage complet et rapide avant réhumidification.

CLASSE 3.2
Bois extérieur sans contact avec le sol et sans piège à eau, humidification très fréquente sur des périodes significatives (quelques semaines), séchage complet mais lent avant réhumidification.

CLASSE 4
Bois en extérieur, hors sol ou en contact direct avec le sol et/ou l’eau, voire immergé en eau douce.
Un bois immergé en eau douce, totalement ou partiellement, est en classe d’emploi 4.

CLASSE 5
Bois en immersion dans l’eau de mer (Pieds de ponton ou de jetée en milieu marin).

La certification CTB-Bois+

Afin d’assurer aux bois la durabilité dans leur classe d’emploi, il ne suffit pas qu’une partie des normes soit respectées. En effet il faut le respect de l’ensemble des normes car,dans le cas contraire, la durabilité n’est plus assurée.

D’où l’extrême importance de la certification CTB-BOIS+ qui garantit le respect des normes à la fois sur le bois, sur le produit de préservation et sur le processus d’imprégnation.

Cette certification CTB-BOIS+ est délivrée par l’institut technologique FCBA (ForêtCellulose Bois / Construction Ameublement),qui procède régulièrement à des contrôles sur sites afin de valider la qualité du travail. On notera qu’il faut un certificat pour chaque type de produit de préservation et pour chaque station de traitement.

Attention aux abus

Certaines sociétés n’hésitent pas à avoir recours à des pratiques peu louables, et ainsi léser leurs interlocuteurs.

Parmi les plus courantes nous pouvons citer :

• La déclaration orale d’une certification CTB-B+, le contrevenant pouvant toujours dire ultérieurement que son interlocuteur n’a pas tout compris. Demander donc toujours à voir le certificat(B+ et non pas P+ !).

• La diffusion du logo ou du certificat CTB-P+ qui ne garantit quel a qualité du produit de préservation, mais en aucun cas le processus d’imprégnation (cette diffusion étant par ailleurs frauduleuse puisque l’utilisation de la marque CTB-P+ est réservée aux seuls fabricants de produits de préservation).

• Le traitement déclaré comme « classe 4 » alors qu’en réalité il s’agit souvent d’un traitement classe 3 voire pire, ce qui permet à l’usurpateur de vendre moins cher (certains produits en provenance d’Europe de l’est sont particulièrement concernés).

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